C’est décidé, je fais mon potager!

Jour 2 : Fin de préparation du sol et organisation du potager

Il m’aura fallu tout le mois d’avril pour faire la préparation du sol. J’ai maintenant une terre meuble sur 20 à 30 cm de profondeur, débarrassée de la plupart des racines d’herbes sauvages. Une excellente base de départ pour le potager! Ce temps a aussi permis d’observer le futur potager :

  • une terre qui sèche vite (il m’a fallu arroser 2 fois pour continuer le travail du sol à la bonne humidité),
  • la présence de vers de terre (un bon signe!),
  • une zone d’ombre l’après-midi côté romarin/jasmin (utile en plein été pour les cultures sensibles à la chaleur, mais problématique pour des cultures tôt au printemps ou en hiver).
Le travail du sol est fait en plusieurs sessions.

Comment organiser le potager?

Parmi les nombreuses possibilités d’organisations et de cultures d’un potager, je vais partir sur un système de planches plates permanentes, pour plusieurs raisons:

  • elles ont fait leur preuve de leur efficacité, j’ai pu moi-même le constater
  • c’est une technique qui respecte la vie du sol parce qu’on ne fait pas de gros labour tout les ans, qu’on protège le sol par un paillage quand il en a besoin (été et hiver), qu’on ne marche pas sur les zones de cultures donc on ne tasse pas le sol, et qu’on apporte régulièrement de la matière organique
  • elle est facile à maîtriser, comparée à des méthodes alternatives plus complexes et pas toujours justifiées (buttes qui sèchent très vite en été, mulch permanent qui empêche le sol de bien se réchauffer au printemps et qui favorise les campagnols et les limaces, etc…)

Je veux un potager simple, productif et bio. Je vais donc devoir façonner des planches de 70 à 80 cm de large, avec entre chaque planche un passage de 40 cm. Ces dimensions sont optimisées pour avoir un maximum de surface cultivée tout en étant confortable pour le jardinier.

Créer des planches plates permanentes

  • Je commence par délimiter les zones des futurs planches avec un cordeau. On peut orienter les planches nord-sud pour éviter l’ombre portée des cultures hautes (exemple: tomates). Mais je pense qu’avoir un peu d’ombre en été est un avantage pour certaines cultures (salades par exemple). Je préfère donc orienter mes planches dans le sens de la plus grande longueur, pour des raisons de praticité (c’est plus simple d’avoir des grandes planches), et parce que côté romarin/jasmin, il y a une concurrence racinaire (nombreuses racines observées lors du travail du sol), donc je préfère mettre une allée de ce côté là. Dans tous les cas il faut se débrouiller pour avoir environ les 2 tiers du potager en surface réellement cultivée et 1 tiers en allée. Sinon ça veut dire qu’on a pas optimisé l’espace.
  • Dans mon cas, j’ai 2 planches de 0,70 x 4m environ, donc 6m2. Et une planche de 0,70×1,5m, soit 1m2. Au total j’ai 7m2 de surface cultivable sur mes 10m2 de potager.
Mes planches font 70cm de large, mais on peut faire 80cm si on a la place.
  • Ensuite on va prendre un peu de terre des allées qu’on va déposer sur les planches, à l’aide d’une pelle. L’intérêt de surélever légèrement les planches – 10 cm environ- c’est d’avoir un meilleur drainage, un meilleur réchauffement de la terre et une visualisation plus simple par la suite, quand on aura enlevé les cordeaux. Dans mon cas, mes planches font plutôt 20cm de haut, mais elles vont se tasser avec les arrosages et le travail du sol, et je devrais arriver rapidement à 10cm.
  • L’étape suivante consiste à apporter de la matière organique. Ma préférence va pour le fumier de cheval composté que j’achète en sac de 20kg à environ 8€ le sac. Il faut compter 3 à 4 kg par m2 de planche. Dans les terres pauvres on peut même en mettre plus, 5 à 8 kg par exemple. On pourrait utiliser un autre fumier ou du compost. J’ai 7m2, je suis sur une terre qui n’a pas été amendée depuis des années et qui n’a pas l’air particulièrement riche, je vais partir sur une dose de 8kg/m2. Il me faut donc 56kg de fumier, soit 3 sacs que je répartirai uniformément sur mes planches.
Il ne faut pas hésiter à apporter une bonne dose de matière organique compostée à la création du potager.
  • Enfin je termine avec un coup de râteau pour affiner les dernières grosses mottes, mélanger le fumier aux premiers cm de terre, et pour niveler la surface de la planche.
  • La planche est maintenant prête à accueillir ses premières cultures!
Mes planches sont prêtes à accueillir les cultures potagères.

Bilan cumulé : temps, dépenses, récoltes

  • Temps:
    • 3h + 12h (préparation initiale du sol et création des planches permanentes)
    • Total: 15h
  • Dépenses:
    • 70€ (location du terrain et des outils)
    • 24€ (fumier de cheval composté)
    • 4€ (ficelle pour cordeau)
    • Total: 98€
  • Récoltes: 0
    • Total: 0€
  • Résultat:
    • -98€

A suivre : Jour 3 : Premières cultures et premiers problèmes

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